Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Signer un mandat de vente avec une agence immobilière est une décision structurante pour un vendeur. Mandat simple ou exclusif, durée ferme, contenu obligatoire, faculté de résiliation : ce guide récapitule les règles applicables en 2026 et les pièges courants à éviter pour préserver à la fois la valeur du bien et la sérénité de la négociation.
Le mandat de vente est un contrat écrit par lequel le propriétaire (le mandant) confie à un agent immobilier (le mandataire) la mission de rechercher un acquéreur pour son bien. Il est régi par la loi Hoguet du 2 janvier 1970 et son décret d'application n° 72-678 du 20 juillet 1972. Tout mandat de vente doit obligatoirement être écrit, daté, numéroté et inscrit sur le registre des mandats de l'agence. À défaut, le mandat est nul : aucune commission ne sera due.
Le mandant peut signer plusieurs mandats simples avec différentes agences, et continuer à chercher un acquéreur lui-même. C'est l'agence qui présente l'offre acceptée par le vendeur qui touche la commission. Avantage : pluralité d'agences à pied d'œuvre. Inconvénient : effet "multi-affichage" qui peut signaler une difficulté de vente et déprécier le bien auprès des acheteurs.
Le mandant confie à une seule agence le soin de vendre. Pendant la durée d'exclusivité (généralement 3 mois irrévocables), il ne peut pas vendre lui-même ni mandater une autre agence. En contrepartie, l'agence consent un engagement de moyens renforcé (publicité, visites, suivi) et propose souvent une commission légèrement réduite (entre 4 et 6 % au lieu de 6 à 8 %). C'est statistiquement le mandat le plus efficace : les biens en exclusivité se vendent en moyenne 30 % plus rapidement.
Variante du précédent : le vendeur peut continuer à chercher un acquéreur lui-même, mais ne peut mandater qu'une seule agence. Si la vente est réalisée par le vendeur en direct, aucune commission n'est due (ou une commission réduite est prévue contractuellement).
Tout mandat de vente doit obligatoirement mentionner :
Toute clause abusive ou contraire à la loi Hoguet est réputée non écrite. La jurisprudence sanctionne notamment les clauses pénales disproportionnées (au-delà de la commission prévue) qui dissuaderaient le vendeur d'exercer sa liberté de résiliation.
La durée d'un mandat exclusif est typiquement de 3 mois irrévocables (durée d'exclusivité), au-delà desquels le mandat se transforme en mandat simple sauf reconduction expresse. La durée totale ne peut excéder 12 mois sans nouvelle signature. La tacite reconduction est autorisée mais doit être encadrée : la loi Châtel (article L. 215-1 du Code de la consommation) impose à l'agence d'informer le mandant entre 3 et 1 mois avant l'échéance de la possibilité de ne pas reconduire.
Plusieurs voies de résiliation sont possibles selon les circonstances :
En cas de litige sur la résiliation, la commission départementale de conciliation ou le tribunal judiciaire restent compétents.
Le mandat exclusif reste statistiquement plus efficace pour les biens de bonne facture en zone tendue : engagement de l'agence renforcé, négociation plus rapide, prix mieux défendu. Le mandat simple peut convenir pour des biens atypiques ou difficiles à valoriser, qui bénéficient d'une exposition multiple. Dans tous les cas, la qualité de l'agence (notoriété locale, qualité du listing photographique, capacité à filtrer les visites) compte plus que la nature juridique du mandat.
Pour un premier vendeur, le bon réflexe est de rencontrer 2 ou 3 agences, comparer leurs estimations et leurs plans média, puis confier à la mieux disante un mandat exclusif limité à 3 mois fermes — avec une clause de revoyure si la vente ne se concrétise pas dans ce délai.
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire