Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Réouverte le 23 février 2026 après une suspension pluri-mensuelle, MaPrimeRénov' a été profondément remodelée : sortie de l'ITE et de l'ITI du parcours par geste, ouverture universelle du parcours d'ampleur, resserrement sur les biomasses. Un dispositif désormais plus centré sur les rénovations lourdes, moins accessible pour les travaux ponctuels.
Après une année 2025 marquée par la fermeture temporaire du guichet, MaPrimeRénov' a rouvert le 23 février 2026 avec un cadre profondément revu. L'objectif affiché par le gouvernement et l'ANAH : recentrer les aides publiques sur les rénovations globales générant un vrai saut de performance énergétique, plutôt que sur les travaux isolés dont l'efficacité était contestée par la Cour des comptes.
Le dispositif conserve son architecture à deux parcours — par geste pour les travaux ciblés et d'ampleur pour les rénovations globales — mais avec des périmètres considérablement resserrés.
Les plafonds de revenus qui déterminent le classement du ménage (bleu, jaune, violet, rose) ont été actualisés. Pour une personne seule hors Île-de-France :
En Île-de-France, les seuils sont majorés d'environ 30 % pour tenir compte du coût de la vie. Pour un couple avec deux enfants, le plafond intermédiaire passe à environ 65 000 € en province.
C'est le grand changement 2026 : l'isolation thermique par l'extérieur (ITE) et l'isolation par l'intérieur (ITI) ne sont plus éligibles au parcours par geste. Elles doivent désormais s'inscrire dans le cadre d'une rénovation d'ampleur.
Concrètement, un propriétaire qui souhaite isoler un pignon isolé ne pourra plus bénéficier d'une prime seule pour ce geste : il devra soit financer entièrement les travaux, soit intégrer l'ITE dans un projet global mobilisant deux gestes d'isolation supplémentaires plus le changement du système de chauffage.
Les chaudières biomasse voient également leur périmètre d'éligibilité resserré : seuls les modèles à alimentation automatique et étiquette Flamme Verte 7 étoiles restent primés au parcours par geste. Les poêles à bûches bénéficient toujours des primes, dans des barèmes en légère baisse.
Bonne nouvelle en 2026 : le parcours d'ampleur devient accessible à tous les ménages sans condition de ressources, y compris ceux du bracket "rose" (revenus supérieurs). Un vrai signal politique pour accompagner la rénovation globale des propriétaires bailleurs et occupants aisés.
Ce parcours impose :
Les montants d'aide restent significatifs : de 40 % à 90 % du coût des travaux plafonnés à 70 000 € selon le bracket de revenus et l'ampleur du saut DPE (jusqu'à +4 classes).
Autre évolution majeure de 2026 : la méthode de calcul du DPE a été révisée avec la baisse du coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9. Concrètement, cela signifie qu'un logement chauffé à l'électricité voit sa consommation "primaire" recalculée à la baisse, ce qui peut suffire à faire remonter d'une ou deux classes sa note DPE.
Les estimations sectorielles évoquent 300 000 à 400 000 logements F ou G reclassés en E ou D grâce à ce seul ajustement méthodologique. Un soulagement pour les bailleurs de studios électriques parisiens et pour les propriétaires occupants de maisons individuelles chauffées au tout-électrique.
Pour les propriétaires ayant un projet en 2026, la logique devient simple :
Le passage par un accompagnateur agréé est désormais quasi-obligatoire pour sécuriser le parcours d'aide et éviter les mauvaises surprises administratives.
Photo : Olek Buzunov — Unsplash
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