Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le prêt à taux zéro version 2026 continue de dérouler ses effets sur le marché du financement des primo-accédants : réintégration du logement neuf individuel, ouverture à l'ensemble du territoire, ancien-avec-travaux réservé aux zones B2 et C. Un an après l'élargissement du 1er avril 2025, plus de 45 000 dossiers ont été signés et le dispositif s'installe comme le vrai levier de la reprise résidentielle.
Le PTZ, présenté comme mort en 2024 avec l'exclusion du neuf individuel, a été relancé et renforcé au 1er avril 2025. Le décret d'application ouvre le prêt à toutes les typologies neuves — collectif comme individuel — sur l'ensemble du territoire français jusqu'au 31 décembre 2027. Une révolution silencieuse pour les zones B2 et C (petites villes et zones rurales) qui étaient exclues depuis 2022.
Pour rappel, le PTZ est un prêt sans intérêts destiné aux primo-accédants (ou assimilés) sous condition de ressources, remboursable sur 20 à 25 ans avec une période de différé de 5 à 15 ans. Il complète un prêt principal et ne peut pas financer plus de 40 % du coût total de l'opération.
Pour un projet dans le neuf, les règles 2026 sont désormais :
Pour une famille avec 2 enfants en zone B1 (villes moyennes attractives), un PTZ peut désormais atteindre 80 000 à 110 000 € selon le prix du bien — un montant qui allège considérablement la mensualité principale et améliore la solvabilité globale du dossier.
Pour un projet dans l'ancien, les règles restent plus restrictives : le PTZ est réservé aux zones B2 et C uniquement. En zones A bis, A et B1 (Paris, Île-de-France, grandes métropoles), l'ancien n'est pas éligible. Cette segmentation vise à encourager l'achat en zones détendues, où l'offre ancienne est parfois délaissée.
Deux conditions cumulatives pour l'ancien :
Concrètement, pour l'achat d'un bien à 150 000 € en zone C, il faut prévoir au moins 50 000 € de travaux (200 000 € total, dont 25 % en travaux). Le PTZ peut alors atteindre 40 000 à 60 000 € selon le bracket de ressources du ménage.
Les plafonds de ressources ont été légèrement revalorisés. Pour une personne seule :
Pour un couple avec 2 enfants (4 parts), les plafonds sont environ multipliés par 2,7. Le revenu de référence pris en compte est celui de l'année N-2, ce qui signifie que les dossiers 2026 raisonnent sur les revenus 2024.
Selon les données consolidées de la SGFGAS (organisme gestionnaire du PTZ), plus de 45 000 dossiers ont été signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mai 2026 — un chiffre en très forte progression par rapport à la période précédente (environ 22 000 sur la même durée en 2024-2025 sous l'ancien régime). Le PTZ redevient un levier majeur de la primo-accession, particulièrement dans les zones B2 et C où il représente désormais 30 à 40 % des acquisitions.
La ventilation géographique confirme le rééquilibrage territorial : 55 % des dossiers concernent des projets en zones B2 et C, contre à peine 15 % sous l'ancien régime. Les communes rurales, petites villes et périphéries de métropoles bénéficient donc largement du redémarrage.
Le dispositif est acté jusqu'au 31 décembre 2027. La question du "après" reste ouverte : le gouvernement a évoqué la possibilité d'une reconduction pluriannuelle dans le cadre du PLF 2027, mais les arbitrages budgétaires laissent planer un doute. Pour un projet en cours de montage, la fenêtre 2026-2027 est donc à saisir sans attendre.
Trois recommandations :
Photo : Towfiqu barbhuiya — Unsplash
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire