Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le prêt à taux zéro reste, en 2026, l'un des principaux coups de pouce à l'accession à la propriété. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un prêt sans intérêts, accordé sous conditions, qui vient compléter un prêt principal. Mais ses règles d'éligibilité — revenus, zone géographique, type de bien — sont précises et évoluent régulièrement. Ce guide clarifie qui peut en bénéficier et comment.
Le PTZ est un prêt complémentaire dont les intérêts sont pris en charge par l'État. Il ne finance jamais la totalité de l'opération : il couvre une fraction du coût de l'acquisition (la quotité varie selon la zone et les revenus) et doit obligatoirement être adossé à un prêt immobilier principal. Son grand avantage, au-delà de l'absence d'intérêts, est la possibilité d'un différé de remboursement : selon les revenus, l'emprunteur peut ne commencer à rembourser le PTZ qu'après plusieurs années, allégeant ses premières mensualités.
La règle fondamentale du PTZ est la primo-accession : pour en bénéficier, il ne faut pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. Cette condition connaît des exceptions, notamment pour les personnes en situation de handicap ou victimes d'une catastrophe ayant rendu leur logement inhabitable. Le bien financé doit par ailleurs devenir la résidence principale de l'emprunteur — le PTZ est exclu pour un investissement locatif ou une résidence secondaire.
L'éligibilité dépend ensuite des revenus du foyer, comparés à un plafond qui varie selon deux paramètres : le nombre de personnes destinées à occuper le logement, et la zone géographique du bien (les zones tendues, où les prix sont élevés, ont des plafonds plus hauts). Les revenus pris en compte sont ceux de l'avant-dernière année. Plus les revenus sont modestes, plus la quotité finançable et le différé de remboursement sont avantageux. Pour le neuf, le PTZ est en 2026 mobilisable sur l'ensemble du territoire, avec des modalités modulées selon la tension du marché local.
Dans le neuf, le PTZ finance principalement l'achat d'un logement neuf — appartement en VEFA ou maison individuelle — ainsi que la construction d'une maison. Le logement doit respecter les normes de performance énergétique en vigueur, ce qui est généralement acquis pour toute construction récente. Pour monter le dossier, le PTZ se demande directement auprès de la banque qui accorde le prêt principal : c'est elle qui vérifie l'éligibilité, calcule le montant et intègre le PTZ au plan de financement global.
Le prêt à taux zéro peut représenter une économie de plusieurs dizaines de milliers d'euros sur la durée totale du crédit. Pour un primo-accédant visant le neuf, c'est un dispositif à examiner systématiquement : la première étape consiste à simuler son éligibilité, puis à en discuter avec sa banque dès le montage du financement.
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