Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Les réseaux immobiliers publient tour à tour leur bilan du premier semestre 2026 : Century 21 parle de résultats "bof" avec une volumétrie légèrement en retrait, Meilleurs Agents constate +0,1 % de progression nationale depuis janvier. Un marché à deux vitesses qui déroute et qui appelle à la prudence pour la rentrée.
Charles Marinakis, président de Century 21 France, résume ainsi le premier semestre 2026 : "un premier trimestre porté par l'élan de 2025, puis un deuxième trimestre qui s'est un peu avachi". Le résultat global :
Meilleurs Agents nuance ce tableau : à l'échelle nationale, les prix ont progressé de +0,1 % depuis le début de l'année, ce qui traduit une stabilisation plutôt qu'un vrai recul. Un marché "à deux vitesses" où les grandes métropoles marquent le pas pendant que certaines villes moyennes accélèrent.
À Paris, l'activité est presque stable au 1er semestre 2026 :
Selon Charles Marinakis (Century 21), "il faudrait que les prix baissent encore de 5 % à Paris" pour retrouver un vrai dynamisme. Une opinion partagée par plusieurs analystes qui pointent la déconnexion croissante entre prix parisiens et pouvoir d'achat des Franciliens.
Selon les données consolidées :
Le mouvement le plus marquant du semestre : le retour en grâce des villes moyennes, portées par plusieurs facteurs convergents :
Chartres, Bourges, Blois, Périgueux, Le Mans, Nevers, Angoulême, Arras affichent des progressions annuelles de +1 à +5 % — quand Paris, Lyon et certains littoraux voient leurs prix reculer ou stagner.
Trois observations opérationnelles :
Trois facteurs structurent la rentrée :
Les grands réseaux tablent sur une seconde partie d'année meilleure que la première, avec potentiellement un rebond du volume à 1 million de ventes annuelles si les taux poursuivent leur baisse.
Le premier semestre 2026 confirme la fin de la crise 2023-2024 mais pas encore le retour à un marché dynamique. La reprise reste inégale : villes moyennes en avance, grandes métropoles à la peine. Pour l'acquéreur, le contexte est favorable — marges de négociation, taux stabilisés, offre abondante. Pour le vendeur, il faut ajuster ses attentes de prix : les biens surévalués restent invendus, les biens raisonnablement positionnés se vendent en 60-90 jours.
Photo : Precondo CA — Unsplash
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