Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Les notaires de France publient demain 25 juillet leur baromètre trimestriel — chiffres officiels du 2e trimestre 2026. Les tendances qui se dessinent : fin de la correction généralisée (+0,1 % au S1), stabilisation en province, deux vitesses entre métropoles (Nantes, Marseille, Rennes en hausse ; Bordeaux, Nice encore en ajustement). Ce que le baromètre va confirmer et ce qu'il change pour les acheteurs et vendeurs.
Le baromètre trimestriel des notaires (Chambre des notaires de Paris + Perval pour la province) porte sur les ventes signées au 2e trimestre 2026 (avril-mai-juin) — soit les compromis effectivement transformés en actes authentiques. Publication le vendredi 25 juillet à 8h00, en simultané avec la conférence de presse mensuelle.
Les indicateurs attendus :
Les indicateurs avancés (baromètres privés Meilleursagents, SeLoger, PAP, Century 21) publiés depuis mai convergent vers un même diagnostic : la baisse est terminée. Au 1er semestre 2026, les prix ont progressé de +0,1 % au niveau national — une quasi-stabilité qui succède à trois ans de correction (-8 à -12 % cumulés selon les zones).
Deux marqueurs structurels expliquent ce retournement :
Les données de juin-juillet montrent une hétérogénéité territoriale accentuée :
Après avoir touché un plancher à 9 380 €/m² en avril, Paris a commencé à réafficher des signes de stabilisation : +0,3 % en juin selon les indicateurs privés. Le baromètre notaires du 25 juillet dira si le rebond parisien est confirmé au 2e trimestre — un signal fort pour l'ensemble du marché premium français.
La tendance de fond confirmée par tous les baromètres depuis le début d'année : le rééquilibrage vers les villes moyennes. Les préfectures régionales à moins de 200 000 habitants — Angers, Le Mans, Reims, Poitiers, Nancy, Amiens — affichent des progressions comprises entre +2 et +5 % sur 12 mois glissants.
Trois facteurs expliquent ce basculement :
Le baromètre notaires sera lu en parallèle des taux d'intérêt effectifs constatés en juillet :
La conjugaison prix stabilisés + taux détendus permet aux ménages français de retrouver une capacité d'emprunt qui, sans compenser totalement l'inflation cumulée depuis 2022, reste supérieure de 15 % à celle de fin 2023.
Le baromètre publiera le volume cumulé des transactions sur 12 mois glissants au 30 juin. Les données provisoires convergent vers 905 000 à 920 000 transactions — soit +15 % sur un an. Un rebond mesuré, sans excès, qui redonne au marché immobilier français une respiration après le point bas de 780 000 transactions atteint mi-2024.
Trois enseignements pour les acquéreurs en 2026 :
Trois enseignements pour ceux qui envisagent de vendre :
Le baromètre du 25 juillet devrait officialiser la fin du cycle correctif ouvert en 2023. Ce n'est pas encore un cycle de reprise franche : les hausses restent modérées, la géographie très contrastée. Mais c'est un signal de sortie de crise qui devrait rassurer aussi bien les acquéreurs que les vendeurs, et alimenter un semestre plus dynamique.
Attention néanmoins : le rebond dépend étroitement de deux facteurs exogènes — décisions BCE (nouvelle réunion demain 24 juillet, puis 11 septembre) et arbitrages du PLF 2027 (dépôt fin septembre). Un tour de vis budgétaire touchant l'immobilier (LMNP, PTZ, MaPrimeRénov') ou un durcissement monétaire inattendu casserait le mouvement.
Photo : Barry Talley — Unsplash
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