Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
C'est un délai que beaucoup de sinistrés découvrent trop tard. L'arrêté interministériel du 10 juillet 2026 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a été publié au Journal officiel n° 0165 du 17 juillet 2026. Or la loi accorde 30 jours à compter de cette publication pour déclarer le sinistre à son assureur. L'échéance tombe donc le 16 août 2026. Passé cette date, l'assureur est en droit d'opposer la déchéance de garantie.
Si votre commune figure dans cet arrêté et que votre logement a subi des dommages, l'affaire se règle cette semaine — pas à la rentrée.
Le texte (NOR : INTE2618641A) statue sur des demandes communales portant sur plusieurs périls :
Une soixantaine de communes sont reconnues en annexe I ; d'autres demandes ont été rejetées et figurent en annexe II. Les épisodes visés s'échelonnent, selon les territoires, de 2021 à 2026. La presse spécialisée relevait, à la parution, une cinquantaine de communes supplémentaires reconnues, réparties sur 26 départements.
Premier réflexe : vérifier si votre commune est bien nommée dans l'annexe I, et pour quel péril et quelle période. Une commune peut être reconnue pour la sécheresse du troisième trimestre 2025 et voir rejetée sa demande pour un autre trimestre. Le libellé exact conditionne la prise en charge.
L'article L. 125-2 du code des assurances impose à l'assuré de déclarer à son assureur tout sinistre susceptible de faire jouer la garantie catastrophe naturelle dès qu'il en a connaissance, et au plus tard 30 jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel. Ce délai a été porté de 10 à 30 jours à compter du 1er janvier 2023 — un allongement qui a beaucoup aidé, mais qui reste largement méconnu.
Le compte à rebours part de la publication (17 juillet), pas de la date de signature de l'arrêté (10 juillet) ni de la date du sinistre. D'où l'échéance au 16 août 2026.
Une fois la déclaration reçue — ou à compter de la publication de l'arrêté si celle-ci est postérieure —, l'assureur dispose :
Connaître ces délais est utile : ils constituent le levier de relance le plus efficace face à un dossier qui s'enlise.
Les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse concentrent l'essentiel des refus et des litiges. Deux raisons à cela.
D'abord, la reconnaissance est appréciée commune par commune et période par période, sur la base de critères météorologiques et géotechniques : une maison fissurée dans une commune non reconnue n'ouvre aucun droit au titre de la garantie Cat Nat.
Ensuite, le lien de causalité doit être établi entre l'épisode reconnu et le désordre constaté. L'expertise porte fréquemment sur la part imputable au retrait-gonflement des argiles par rapport à un défaut de conception ou à un affaissement préexistant. Un dossier documenté dans la durée — photos successives, témoin de fissure posé et daté — pèse lourd à ce stade.
Pour la mécanique générale de la garantie, notre guide sur la catastrophe naturelle et l'arrêté Cat Nat détaille le fonctionnement, les exclusions et les recours possibles.
Deux voies restent ouvertes.
Dans l'intervalle, certains dommages peuvent relever de garanties classiques du contrat multirisque habitation — tempête, dégât des eaux, bris de glace — sans passer par le régime Cat Nat.
Cet arrêté s'inscrit dans un été de sinistralité soutenue, dont nous avons dressé le bilan à mi-parcours. Ce contexte alimente directement la hausse tarifaire de l'assurance habitation en 2026, et il concerne aussi les bailleurs, dont la couverture propre est examinée dans notre guide de l'assurance PNO.
Photo : Jo Van de kerkhove — Unsplash — sol argileux craquelé par la sécheresse
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