Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Deux fois par an, en avril et en octobre, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) met à jour la base « Demandes de valeurs foncières » (DVF), qui recense le détail des ventes immobilières réalisées en France au cours des cinq dernières années. La prochaine actualisation, celle d'octobre 2026, est attendue dans les prochains jours : les éditions précédentes de cette même campagne d'automne sont sorties le 22 septembre 2025 et le 11 octobre 2024, une fenêtre qui situe la publication 2026 entre la fin septembre et la mi-octobre.
Alimentée par les actes notariés enregistrés par les services de la publicité foncière, DVF recense la quasi-totalité des mutations à titre onéreux : ventes de maisons, d'appartements, de terrains, de locaux professionnels. Pour chaque transaction sont indiqués, selon les cas, la date de mutation, le prix, l'adresse, la surface et le nombre de pièces. Trois jeux de données coexistent sur data.gouv.fr et cadastre.data.gouv.fr : le fichier DVF « brut », sa version géolocalisée, et DVF+, une agrégation par mutation qui corrige une partie des doublons et incohérences du fichier source.
Chaque mise à jour ne se contente pas d'ajouter les transactions les plus récentes : elle remplace intégralement les fichiers déjà publiés, avec des mutations parfois ajoutées ou corrigées sur des années antérieures, au fil des actes qui remontent tardivement des études notariales.
Pour un acheteur, DVF permet de vérifier qu'un prix affiché correspond à la réalité récente du marché local, transaction par transaction, à l'adresse près dans de nombreux cas. C'est un contrepoint utile aux estimations agrégées communiquées par les réseaux d'agences ou les notaires, puisque chaque ligne renvoie à une vente réellement enregistrée.
La base a cependant des angles morts bien identifiés : la surface n'est pas toujours renseignée avec fiabilité, notamment pour les maisons individuelles vendues avec plusieurs parcelles ou en lots complexes ; les ventes en l'état futur d'achèvement (VEFA) et certaines transactions atypiques (adjudications, ventes en bloc) sont mal ou pas représentées ; enfin, la donnée reste muette sur l'état du bien, ce qui peut faire apparaître des écarts de prix trompeurs entre deux biens en apparence comparables.
Les professionnels recommandent généralement de croiser DVF avec l'indice Notaires-Insee, qui lisse les variations trimestrielles à l'échelle nationale et régionale, et avec des données d'annonces en cours pour évaluer l'offre disponible au moment de l'achat plutôt que les seules ventes passées. Utilisée seule, la base peut aussi être polluée par des valeurs extrêmes — un bien vendu très en dessous ou très au-dessus du marché local, par exemple à la suite d'une vente entre proches ou d'une succession complexe — qu'il convient d'écarter avant toute moyenne.
Pour confronter ces données aux annonces en cours, voir les appartements à vendre à Bordeaux, les biens à vendre à Lille ou les maisons à vendre à Rennes.
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