Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le compte à rebours est lancé : le décret n° 2025-652 du 15 juillet 2025 qui a sécurisé l'encadrement des loyers arrive à son terme le 31 juillet 2026. Trois semaines pour trancher la question centrale de l'été : reconduction sèche, généralisation à toutes les zones tendues, ou extinction du dispositif au 23 novembre 2026 ?
C'est l'un des dossiers les plus attendus de l'été. Le décret n° 2025-652 du 15 juillet 2025, publié au Journal Officiel du 17 juillet, avait prolongé jusqu'au 31 juillet 2026 les arrêtés préfectoraux qui rendent applicable l'encadrement des loyers dans les 69 communes concernées. Concrètement, tous les baux signés — pour première location ou renouvellement — entre le 1er août 2025 et le 31 juillet 2026 sont soumis au plafond de loyer de référence majoré.
Au-delà de cette date, sans reconduction expresse, les nouveaux baux signés à partir du 1er août 2026 basculeraient dans le régime de droit commun (encadrement uniquement en cas de relocation via l'IRL, pas de plafond au loyer initial).
Les débats parlementaires et gouvernementaux du printemps 2026 laissent trois options ouvertes :
C'est le vrai enjeu politique. La proposition de loi adoptée en première lecture en décembre 2025 prévoit :
Le Sénat, à majorité de droite, se prononcerait à l'automne 2026. Un blocage sénatorial n'est pas exclu mais rendrait probable une navette parlementaire qui pourrait aboutir à un texte de compromis courant 2027.
À la date de l'échéance, l'encadrement s'applique dans les 69 communes suivantes (rappel non exhaustif) : Paris, Lille, la métropole lyonnaise (Lyon, Villeurbanne), Montpellier, Bordeaux Métropole (Bordeaux, Talence, Bègles…), Grenoble-Alpes Métropole, Est Ensemble (Bagnolet, Bondy, Montreuil…), Plaine Commune (Saint-Denis, Aubervilliers…), Pays Basque (24 communes dont Biarritz, Bayonne, Anglet), Angers Loire Métropole (arrivée en 2025). En cas d'extinction, ce sont plusieurs centaines de milliers de baux qui basculeraient dans le régime de droit commun dès le 1er août.
Pour les bailleurs qui prévoient de mettre un logement en location cet été :
Pour les locataires :
Compte tenu des équilibres politiques et de la pression grandissante sur le logement, le scénario le plus probable reste la reconduction du dispositif, éventuellement combinée avec un renforcement des sanctions et une extension progressive. Un basculement pur et simple vers l'extinction paraît improbable à l'été 2026, tant les collectivités locales (Paris, Lyon, Bordeaux notamment) le défendent activement. Réponse attendue avant le 31 juillet — sinon les bailleurs et locataires devront naviguer dans un flou juridique préjudiciable.
Photo : Douglas Schneiders — Unsplash
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