Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
L'arrêté préfectoral IDF-2025-06-16-00003 qui fixe les loyers de référence à Paris arrive à échéance le 30 juin 2026. Un nouveau texte, applicable du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027, doit prendre le relais — dans un contexte politique tendu où la reconduction du dispositif au-delà du 23 novembre 2026 reste débattue.
À Paris, où le dispositif d'encadrement des loyers s'applique depuis 2019, la préfecture d'Île-de-France publie chaque année au printemps un arrêté qui fixe les valeurs de trois indicateurs pour la ville : le loyer de référence, le loyer de référence majoré (+20 %) et le loyer de référence minoré (-30 %). Ces valeurs varient selon 80 zones géographiques, le nombre de pièces, la période de construction et le régime (nu ou meublé).
L'arrêté IDF-2025-06-16-00003 couvrait la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026. Le nouvel arrêté, publication attendue courant juin-juillet 2026, s'appliquera pour la période du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027.
Les plafonds sont établis à partir des données de l'Observatoire des Loyers de l'Agglomération Parisienne (OLAP), qui recueille les loyers effectivement pratiqués via une enquête annuelle. Ils sont ensuite indexés sur l'IRL. Concrètement :
La revalorisation annuelle du plafond suit approximativement l'IRL — soit environ +1,5 à +1,9 % pour l'arrêté 2026-2027 attendu, en écho au T2 2026 qui vient d'être publié à +1,9 %.
Le renouvellement 2026 de l'arrêté intervient dans un contexte particulier :
La Ville de Paris et le gouvernement doivent trancher rapidement pour éviter un flou juridique. Trois scénarios sont possibles :
Pour un locataire parisien qui souhaite vérifier si son loyer respecte le plafond, deux outils officiels :
Si le loyer dépasse le plafond, le locataire peut demander la baisse par lettre recommandée au bailleur. En cas de refus, il peut saisir la commission départementale de conciliation (gratuite) ou le tribunal judiciaire dans un délai de 3 ans à compter de la signature du bail.
Pour un bailleur parisien, plusieurs vigilances :
Les sanctions administratives pour dépassement peuvent atteindre 5 000 € pour un bailleur particulier et 15 000 € pour une SCI ou une société.
Sous réserve de la reconduction du dispositif national, l'arrêté 2026-2027 devrait suivre trois grandes tendances :
Photo : Pavel Abramiankou — Unsplash
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