Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
L'INSEE a publié ce matin à 8h45 l'indice de référence des loyers du deuxième trimestre 2026 : 148,42 points, en progression de +1,9 % sur un an. Un rebond significatif par rapport au T1 (+0,78 %) qui va bien au-delà des prévisions sectorielles. Pour tous les baux dont la clause de révision se rattache au T2, l'impact est immédiat sur les 12 prochains mois.
À 8h45 précises, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a publié l'indice de référence des loyers du 2e trimestre 2026 (série 001515333). La valeur retenue s'établit à 148,42 points, contre 145,64 au T2 2025 — soit une progression de +1,9 % en glissement annuel.
Ce chiffre marque un net rebond par rapport au T1 2026 (+0,78 %) et surprend par son ampleur : les analystes sectoriels tablaient plutôt sur une fourchette de +0,7 % à +0,9 %. Le retour à un rythme comparable à celui de la fin 2024 traduit la légère réaccélération de l'inflation hors tabac et hors loyers observée fin 2025-début 2026, qui alimente mécaniquement l'IRL avec un décalage de deux trimestres.
Pour tout locataire dont le bail comporte une clause de révision indexée sur le 2e trimestre, la revalorisation maximale autorisée sur les 12 prochains mois est de +1,9 %. Illustration concrète :
Sur douze mois cumulés, les hausses représentent respectivement 137 €, 194 €, 274 €, 411 € et 570 €. Rien d'écrasant pour un locataire pris isolément, mais des sommes qui pèsent dans un contexte de désinflation générale.
La formule légale à appliquer est identique quelle que soit la situation :
Nouveau loyer = (loyer actuel × nouvel IRL) ÷ ancien IRL
Avec les valeurs à retenir :
Exemple : un loyer de 950 € donne (950 × 148,42) ÷ 145,64 = 968,14 €, soit +18,14 €/mois.
Pour un bailleur souhaitant appliquer la revalorisation, la procédure est encadrée :
Point d'attention : la revalorisation ne peut pas être rétroactive. Un bailleur qui omet la notification perd le bénéfice de la hausse pour l'année en cours — seule la révision de l'année suivante s'appliquera.
Trois situations excluent totalement la revalorisation, quel que soit le niveau de l'IRL :
Trois vérifications systématiques à réception d'une notification de révision :
En cas de désaccord, le locataire dispose de 3 ans à compter de la signature du bail pour contester un loyer irrégulier devant la commission départementale de conciliation ou le tribunal judiciaire.
Le +1,9 % annoncé aujourd'hui interrompt la tendance à la modération observée depuis fin 2024. Le tableau récent des évolutions :
Le T3 et le T4 2026 pourraient toutefois marquer un tassement si l'inflation générale se stabilise en dessous de 2 %. La désinflation reste la tendance de fond ; le T2 constitue une bosse temporaire liée à un effet de base statistique.
Photo : Tierra Mallorca — Unsplash
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