Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
127,04, en hausse de 3,23 % sur un an : l'indice national des fermages pour 2026 est fixé par un arrêté du 11 août 2026 du ministère de l'Agriculture. Cette hausse s'applique automatiquement, sans négociation possible entre les parties, à tous les loyers de baux ruraux dus entre le 1er octobre 2026 et le 30 septembre 2027 — une échéance qui concerne autant les bailleurs de terres agricoles que les exploitants preneurs.
L'indice national des fermages est calculé chaque année selon une formule fixée par le code rural : 60 % en fonction de l'évolution du revenu brut d'entreprise agricole à l'hectare, 40 % en fonction de l'évolution du prix du produit intérieur brut. Pour 2026, cette combinaison aboutit à une valeur de 127,04, en progression de 3,23 % par rapport à l'indice 2025. L'arrêté a été signé par délégation par S. Lhermitte, directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises au ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire.
Contrairement à l'indice de référence des loyers (IRL) qui encadre les baux d'habitation, l'indice des fermages ne laisse aux parties aucune marge de négociation à la révision : le loyer d'un bail rural en cours doit être ajusté mécaniquement à la variation annuelle de l'indice, sauf clause contraire prévue dès l'origine du bail sur un mode de calcul différent, dans les limites autorisées par le code rural.
La période d'application de l'indice 2026 court du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027 — c'est la date à laquelle la plupart des baux ruraux prévoient l'échéance annuelle de loyer. Pour un bailleur de terres agricoles, la hausse de 3,23 % se traduit par une revalorisation automatique du fermage perçu, dans la limite des maximums et minimums fixés par arrêté préfectoral départemental, qui encadrent le prix des fermages selon la nature des terres et des bâtiments d'exploitation.
Pour l'exploitant preneur, cette hausse s'ajoute à un contexte de coûts de production déjà tendu. Le bail rural reste toutefois protecteur pour le preneur sur d'autres plans : durée minimale de neuf ans, droit de préemption en cas de vente des terres louées, et encadrement strict des motifs de résiliation par le bailleur — des garanties qui ne sont pas remises en cause par la seule variation annuelle de l'indice.
Pour un projet d'acquisition ou de location de terres et de biens à usage agricole, voir nos maisons à vendre à Alençon ou, plus largement, le guide du bailleur pour les autres obligations liées à la mise en location d'un bien.
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