Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Pendant que la plupart des grandes villes françaises traversaient une correction marquée entre 2023 et 2025, Nice a tenu bon. En 2026, la capitale de la Côte d'Azur reste l'une des places immobilières les plus solides du pays — chère, recherchée, et portée par une demande que rien ne semble tarir. Décryptage d'un marché à part, où les règles habituelles s'appliquent mal.
Au 1er mai 2026, le prix moyen au mètre carré à Nice s'établit autour de 5 250 €, tous biens confondus. Les appartements anciens se négocient autour de 5 140 €/m², le neuf à 5 690 €/m², les maisons à 5 830 €/m². Surtout, Nice affiche une hausse de 3,3 % sur un an — la plus forte progression parmi les grandes villes françaises, à contre-courant du repli généralisé observé ailleurs.
Le marché n'est pas pour autant figé : les mois récents montrent des mouvements contrastés, avec des maisons légèrement en repli et des appartements stables, voire en très légère hausse. Mais la tendance de fond est claire : Nice ne décroche pas. Les taux de crédit stabilisés autour de 3,5 % et des loyers qui résistent entretiennent un équilibre favorable.
La moyenne niçoise masque des écarts considérables. En haut de l'échelle, le Carré d'Or et le quartier des Musiciens dépassent les 7 000 €/m², rejoints par le Port et le Mont Boron, secteurs les plus prisés et les plus chers de la ville. Ces quartiers concentrent les biens d'exception et une clientèle au pouvoir d'achat élevé.
À l'inverse, plusieurs secteurs restent nettement plus accessibles. Le Ray et Libération demeurent sous les 5 000 €/m², tout comme certaines zones situées à l'ouest de la ville ou dans les hauteurs. Pour les acheteurs en quête de prix d'entrée plus raisonnables, ces quartiers concentrent l'essentiel des opportunités — souvent avec un potentiel de valorisation lié à l'amélioration progressive de leur attractivité.
La grande particularité de Nice tient à la structure de sa demande. La résidence secondaire et l'investissement locatif représentent environ 60 % de l'activité, la résidence principale ne comptant que pour 40 %. C'est l'inverse de la plupart des métropoles françaises, et cela explique en partie la résilience du marché.
Autre moteur puissant : les acheteurs étrangers. Italiens, Suisses, Belges, mais aussi Français établis à l'étranger franchissent volontiers le pas. Dans certaines agences, ils représentent désormais jusqu'à un client sur deux. Cette diversité crée une résilience structurelle : quand les acheteurs locaux hésitent, les acquéreurs internationaux prennent le relais, lissant les cycles que connaissent les marchés plus dépendants de la demande domestique.
Avec plus de 4 millions de touristes accueillis chaque année par la métropole, Nice offre une demande locative saisonnière intense, traditionnellement très rentable pour les propriétaires investisseurs. Mais ce filon est désormais encadré. La loi Le Meur a sensiblement complexifié la location de meublés de tourisme : autorisation de changement d'usage exigée pour les résidences secondaires, et risque réel de refus dans les zones centrales les plus tendues.
Pour l'investisseur, cela ne disqualifie pas le projet locatif niçois, mais impose de vérifier en amont la faisabilité réglementaire selon le quartier et le type de bien. La location longue durée, moins lucrative mais plus simple, redevient une option à considérer sérieusement.
Nice aborde la fin 2026 dans une position singulière. Le foncier disponible est limité par la géographie — la mer d'un côté, les collines de l'autre — ce qui entretient une rareté structurelle des biens. La demande, locale et internationale, reste soutenue. Et le statut de la ville, à la fois métropole économique et destination de prestige, lui confère une attractivité que peu de marchés français peuvent revendiquer.
Le revers de la médaille est connu : pour les primo-accédants et les ménages aux revenus moyens, acheter à Nice relève du défi. La sélectivité y est extrême, et le bon achat suppose souvent de viser les quartiers en devenir ou d'accepter des surfaces plus modestes. Mais pour qui dispose des moyens, la Baie des Anges reste l'une des valeurs les plus sûres du paysage immobilier français.
Photo de couverture : Constantin / Unsplash (licence libre).
Données INSEE, Éducation Nationale, SNCF et SSMSI — agrégées par Zimo pour vous aider à juger l'emplacement.
Source assurance maladie :1458 médecins généralistes, 49 spécialistes, 8514 dentistes, 257 sage-femmes.
5 gares SNCF à moins de 5 km du centre :Nice-St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Villefranche-sur-Mer, Nice-St-Roch.
Top indicateurs SSMSI (faits enregistrés en 2025) :
Source Base Permanente des Équipements (BPE) INSEE :3 058 commerces, 11 718 services aux particuliers, 304 équipements sport, loisirs ou culture, 447 équipements touristiques.
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire