Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Un an jour pour jour après sa publication au Journal Officiel du 17 juillet 2025, le décret n° 2025-652 qui a prolongé l'encadrement des loyers arrive au bout de sa route. Il expire le 31 juillet 2026 — dans deux semaines exactement. Bilan de 12 mois d'application et enjeux du renouvellement à trancher d'urgence.
Le décret n° 2025-652 du 15 juillet 2025, publié au Journal Officiel du 17 juillet 2025, avait prolongé pour un an l'encadrement de l'évolution des loyers dans les zones tendues, en application de l'article 18 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989.
Concrètement, ce décret a maintenu pour la période du 1er août 2025 au 31 juillet 2026 l'interdiction pour un bailleur de fixer, à la relocation ou au renouvellement, un loyer supérieur à celui du précédent locataire — sauf trois exceptions strictement encadrées : sous-évaluation manifeste (avec preuve), travaux d'amélioration significatifs (au moins 6 mois de loyer investis) et logement vacant depuis plus de 18 mois.
Les remontées des observatoires locaux et des associations de locataires convergent :
Le contentieux reste marginal en volume — moins de 4 000 saisines de commissions départementales de conciliation en 2025 pour les hausses non conformes — mais les affaires portées devant le tribunal aboutissent dans plus de 70 % des cas en faveur des locataires.
Deux dispositifs distincts coexistent, souvent confondus dans le débat public :
La reconduction ou non de ces deux dispositifs constitue deux enjeux politiques distincts, mais tous deux calendriquement rapprochés cet été.
Le gouvernement doit trancher rapidement pour éviter un flou juridique. Trois scénarios sont sur la table :
Sans nouveau décret au 1er août 2026, les bailleurs des 1 149 communes en zone tendue retrouveraient une liberté totale de fixation des loyers à la relocation et au renouvellement, sauf application volontaire de l'IRL. Deux conséquences immédiates :
Les professionnels appellent à une décision rapide — idéalement avant fin juillet — pour donner de la visibilité aux acteurs du marché à l'approche de la rentrée.
Pour un bailleur qui prépare un bail pour août-septembre :
Pour un locataire en recherche pour la rentrée :
Le calendrier presse : dans deux semaines, le décret expire. Compte tenu du poids politique du sujet et des équilibres à respecter avec les collectivités locales, la reconduction reste le scénario le plus crédible. La question ouverte reste la pérennisation législative : le débat au Sénat à l'automne pourrait redéfinir durablement le paysage locatif français à l'horizon 2027-2030.
Photo : Piotr Pienkowski — Unsplash
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire