Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Un jour après la publication attendue de l'indice des loyers commerciaux (ILC) et de l'indice du coût de la construction (ICC), l'Insee doit diffuser le 23 septembre à 12h00 l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) du deuxième trimestre 2026 — l'indicateur de référence pour la révision des baux de bureaux, d'entrepôts logistiques et de locaux professionnels, bien moins connu du grand public que son cousin commercial mais tout aussi structurant pour les bailleurs et preneurs concernés.
Créé pour offrir une alternative à l'indice du coût de la construction (ICC), historiquement plus volatil, l'ILAT s'applique aux baux professionnels au sens de l'article 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, ainsi qu'à certains baux commerciaux portant sur des locaux à usage exclusif de bureaux, des plateformes logistiques ou des activités autres que commerciales et artisanales. Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, son usage s'est généralisé pour ces catégories de locaux, en remplacement quasi systématique de l'ICC dans les clauses d'indexation nouvellement rédigées — à ne pas confondre avec l'indice des loyers commerciaux (ILC), réservé aux commerçants et artisans.
Au premier trimestre 2026, dernier chiffre publié, l'ILAT s'est établi à 137,42 points, en hausse de 0,09 % sur un an — un rebond ténu après un quatrième trimestre 2025 en léger recul (-0,06 % sur un an). Cette quasi-stagnation reflète le ralentissement généralisé de l'inflation des indices de loyers professionnels et commerciaux, dans la continuité de la décélération déjà observée sur l'ILC, dont le repli a atteint 0,45 % sur un an au premier trimestre 2026.
Pour tout bail professionnel ou commercial indexé sur l'ILAT, la valeur du deuxième trimestre 2026 servira de référence pour les révisions de loyer intervenant lors du prochain anniversaire du contrat. Une hausse proche de zéro, si elle se confirme, limiterait mécaniquement les augmentations de loyer applicables aux bureaux et locaux d'activité pour les mois à venir — une bonne nouvelle pour les preneurs (professions libérales, sociétés de services, plateformes logistiques), mais qui pèse sur les revenus locatifs des bailleurs et foncières spécialisées dans l'immobilier de bureaux, déjà confrontées à un marché tertiaire dégradé depuis la généralisation du télétravail.
Photo : Gary Ellis — Unsplash — immeuble de bureaux vitré
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