Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Publiée le 25 septembre 2026, l'étude Insee Première n° 2128 dresse un état des lieux du poids du logement dans le budget des Français en 2024, dix ans après une précédente édition de référence. Le constat d'ensemble est à la détente : en 2024, un ménage consacre en moyenne 16,8 % de son revenu à sa résidence principale une fois les aides au logement déduites (taux d'effort net), contre 18,3 % en 2014, soit 1,5 point de moins. Le taux d'effort brut, avant aides, recule lui de 1,9 point, de 19,4 % à 17,5 %.
Selon l'Insee, la suppression progressive de la taxe d'habitation sur les résidences principales explique à elle seule 1,4 point des 1,9 point de baisse du taux d'effort brut observée en dix ans — la charge fiscale locale ayant disparu du calcul pour l'immense majorité des ménages. Le reste de l'amélioration tient à une progression des revenus plus rapide que celle des loyers et des charges de logement sur la période.
Le taux d'effort net varie fortement selon la situation du ménage : il atteint 25,4 % pour les locataires du parc privé et 24,0 % pour ceux du parc social, contre 23,3 % pour les propriétaires encore en cours de remboursement de leur crédit immobilier — un écart qui pèse dans l'arbitrage entre louer ou acheter que beaucoup de ménages doivent trancher au moment d'emménager. Les propriétaires ayant fini de rembourser leur bien ne consacrent en moyenne que 7,4 % de leurs revenus au logement. Les personnes seules de moins de 65 ans affichent, elles, le taux d'effort le plus élevé de toutes les catégories, à 24,5 %.
Cette moyenne favorable masque une divergence marquée selon le niveau de vie : le quart des ménages les plus modestes consacre 32,1 % de ses revenus au logement en 2024, en hausse de 1,1 point depuis 2014 — c'est le seul groupe pour lequel la situation s'est dégradée sur la période. Pour ces ménages, les aides au logement représentent 6,9 % du revenu en 2024, contre 9,8 % dix ans plus tôt : leur poids relatif s'est réduit alors même que les aides au logement continuent d'être revalorisées chaque année sur l'inflation. Au global, plus de huit ménages sur dix conservent toutefois un taux d'effort inférieur à 33 %, le seuil généralement retenu par les banques et les bailleurs pour juger un dossier soutenable.
Photo : Tierra Mallorca — Unsplash — photo d'illustration, budget logement
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