Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
L'administration a confirmé ce 11 septembre 2026 ce que l'indice publié en juillet laissait attendre : le barème des aides personnelles au logement est relevé de 1,15 % à compter du 1er octobre 2026. La mesure est automatique, elle ne suppose aucune démarche, et elle concerne les trois aides du dispositif — l'APL, l'ALF et l'ALS.
C'est une hausse modeste, et il faut la lire pour ce qu'elle est : une indexation mécanique, pas une décision budgétaire. Sur une aide de 200 €, elle représente environ 2,30 € par mois. Surtout, elle ne se traduira pas immédiatement sur les comptes bancaires, pour une raison de calendrier de versement que beaucoup d'allocataires découvrent chaque automne.
Le barème des aides au logement est revalorisé chaque 1er octobre en fonction de l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre de l'année en cours. Ce n'est donc pas l'inflation générale qui sert de base, mais l'indice qui plafonne déjà la révision des loyers en cours de bail.
L'Insee a publié cet indice le 10 juillet 2026 : l'IRL du deuxième trimestre 2026 s'établit à 148,37 points, en hausse de 1,15 % sur un an. Le trimestre précédent, l'indice était à 146,60 points, pour une progression annuelle de 0,78 %. La revalorisation des aides suit donc une accélération réelle mais contenue.
Pour mémoire, la revalorisation d'octobre 2025 avait été de 1,04 %. Celle de 2026 est légèrement supérieure, sans changer la nature du mouvement : les aides au logement suivent les loyers avec un trimestre de décalage, et les loyers suivent eux-mêmes l'inflation hors tabac et hors loyers.
La revalorisation s'applique indistinctement aux trois prestations qui composent les aides personnelles au logement :
L'ajustement est appliqué directement par la CAF ou la MSA. Aucun formulaire, aucune déclaration : le nouveau montant apparaît simplement dans l'espace personnel de l'allocataire.
C'est le point qui génère chaque année le plus de messages aux caisses. Les aides au logement sont versées à terme échu : l'aide due au titre d'un mois donné est payée au début du mois suivant.
Concrètement, l'aide revalorisée au titre d'octobre 2026 ne sera donc versée qu'au début du mois de novembre 2026. Le virement de début octobre correspond, lui, au mois de septembre — c'est-à-dire à l'ancien barème. Un allocataire qui vérifie son compte le 5 octobre en cherchant la hausse annoncée ne la trouvera pas, et ce n'est pas une erreur.
Une hausse du barème n'est pas une hausse de l'aide. Les deux mécanismes coexistent et peuvent se neutraliser.
Le montant de chaque aide est recalculé tous les trimestres à partir des revenus des douze derniers mois connus, transmis automatiquement par les employeurs et les organismes sociaux. Un allocataire dont les ressources ont augmenté sur la période peut donc voir son aide baisser malgré la revalorisation du barème — et inversement, une baisse de revenus peut amplifier la hausse bien au-delà de 1,15 %.
Trois autres paramètres pèsent au moins autant que l'indexation :
Autrement dit, le 1,15 % s'applique au barème, pas au montant individuel. Il fixe le point de départ du calcul, pas son résultat.
Pour un propriétaire qui loue à un allocataire, la revalorisation est neutre sur le montant du loyer : elle n'autorise aucune hausse, et elle ne modifie pas la part restant à la charge du locataire au-delà de ces quelques euros. La révision annuelle du loyer, elle, obéit à une règle distincte — le même IRL, mais appliqué à la date anniversaire du bail et seulement si une clause de révision figure au contrat.
C'est d'ailleurs l'un des points que le nouveau contrat type de location entré en vigueur ce même 1er octobre 2026 invite à vérifier : deux échéances tombent le même jour, mais elles ne se commandent pas. Pour le détail du calcul de l'aide et des démarches, notre guide des APL et des aides au logement pour le locataire reprend l'ensemble des paramètres. Et pour les logements occupés par plusieurs personnes, les règles de surface conditionnent aussi le droit à l'aide : nous les avons détaillées dans notre guide de la sur-occupation d'un logement.
Photo d'illustration : façade d'immeuble d'habitation à Paris — Louis Paulin sur Unsplash.
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