Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le procès en appel des effondrements de la rue d'Aubagne s'est ouvert le lundi 2 novembre 2026 devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui siège à Marseille dans la salle des procès « hors norme » de la caserne du Muy. Les audiences sont prévues jusqu'au 19 décembre, soit environ sept semaines, selon France 3 Régions (article du 2 novembre). Les effondrements des immeubles des numéros 63 et 65 de la rue d'Aubagne, le 5 novembre 2018, avaient fait huit morts.
En première instance, le tribunal correctionnel de Marseille avait rendu son jugement le 7 juillet 2025 : selon Batiweb, dix prévenus condamnés et six relaxés. Le parquet a fait appel le 21 juillet 2025 pour 15 des 16 prévenus. L'appel suspend les condamnations prononcées en première instance, et la cour peut confirmer, réduire ou alourdir les peines, voire relaxer.
France 3 Régions relève que dix nouvelles personnes sont convoquées comme témoins et qu'environ une centaine de parties civiles sont constituées. Le jugement n'est pas attendu avant 2027 ; l'indemnisation des victimes dépendra de la décision d'appel, au plus tôt en septembre 2027. Les prévenus restent présumés innocents tant que les décisions ne sont pas définitives.
Sud Radio (30 octobre) rappelle qu'un rapport de 2015 évaluait à environ 40 000 le nombre de logements indignes à Marseille. Selon l'adjointe au maire chargée du logement, citée par la radio, mille immeubles sont sortis du péril en six ans, mais 950 immeubles présentant des risques restent sous arrêté. Au total, 472 personnes ont dû être délogées, dont 389 prises en charge par la ville.
Lorsqu'un immeuble présente un danger, le maire ou le préfet peut prendre un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, qui peut suspendre le loyer et imposer l'hébergement des occupants : notre guide détaille la procédure et les droits des occupants. Un locataire dont le logement ne respecte pas les critères de décence dispose d'un recours devant la commission de conciliation puis le juge (le guide du logement non décent). Dans une copropriété en difficulté, des outils comme le mandataire ad hoc existent (notre guide). Le sujet figure aussi au programme du Congrès des maires du 23 au 26 novembre.
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