Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
L'été 2026 est le premier à se dérouler intégralement sous le régime de la loi Le Meur (adoption novembre 2024). Immatriculation Declaloc obligatoire depuis le 20 mai 2026, amendes jusqu'à 20 000 €, fiscalité rognée : le paysage de la location saisonnière est bouleversé. Bilan à mi-saison.
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a durablement transformé la location saisonnière meublée en France. Trois grandes mesures structurent le nouveau cadre :
Depuis le 20 mai 2026, tous les meublés de tourisme doivent être enregistrés sur la plateforme nationale Declaloc et afficher un numéro d'immatriculation à 13 chiffres sur toutes leurs annonces (Airbnb, Booking, Abritel, Gîtes de France, etc.).
Les plateformes de réservation ont l'obligation de vérifier ce numéro. Les annonces non conformes sont progressivement déréférencées.
Les premières remontées de terrain sur les 6 premiers mois d'application effective (février-juillet 2026) :
Conséquence directe de la segmentation fiscale : +52 % de nouvelles demandes de classement en étoiles enregistrées entre février et juin 2026 selon Atout France. Le stock total de meublés classés atteint désormais 210 000 logements, contre 115 000 fin 2023.
Le classement en étoiles :
Rentabilisé en 1 à 2 ans grâce à l'écart fiscal — c'est désormais un réflexe pour tout meublé générant plus de 8 000-10 000 € de revenus annuels.
Les premières sanctions administratives commencent à être prononcées :
Les mairies de Paris, Bordeaux, Nice, Marseille et Saint-Malo ont annoncé des campagnes de contrôle renforcées à l'été 2026 — plusieurs centaines de mises en demeure ont déjà été prononcées.
Malgré ces contraintes, la location saisonnière reste rentable pour les biens bien positionnés :
Trois évolutions notables observées cet été :
Les meublés touristiques dans les centres-villes reculent nettement — effet combiné des quotas municipaux (90 jours à Paris, 120 jours dans plusieurs autres villes) et de la fiscalité rognée. Cela profite aux hôtels traditionnels qui reprennent des parts de marché.
Les meublés en zone rurale et sur le littoral touristique restent très attractifs — la loi Le Meur pèse peu sur les résidences secondaires familiales louées ponctuellement. Le marché du gîte "à la ferme" ou "de charme" se porte particulièrement bien.
Les propriétaires "hobbyistes" (1-2 nuitées/an) se retirent progressivement du marché. Les propriétaires professionnels (bail commercial, structure LMNP au réel) prennent des parts de marché. Le parc se rétrécit et se professionnalise.
Photo : Rads Vacation — Unsplash
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