Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
C'est l'un des rendez-vous fiscaux les plus discrets de l'année, et pourtant l'un des plus structurants pour la trésorerie des propriétaires bailleurs. Le 1er septembre 2026, un nouveau taux de prélèvement à la source entre en vigueur pour tous les contribuables. Calculé à partir des revenus 2025 déclarés au printemps dernier, il s'appliquera jusqu'au 31 août 2027. Pour ceux qui perçoivent des loyers, ce basculement s'accompagne d'un recalcul de l'acompte prélevé directement sur le compte bancaire — et il arrive juste après l'échéance trimestrielle du 17 août.
Trois dates structurent la fin de l'été pour les propriétaires :
S'y ajoute une échéance de paiement pour ceux dont l'avis fait apparaître un solde à régler : la date limite de paiement en ligne est fixée au 20 septembre 2026, avec un prélèvement effectué à compter du 25 septembre. Au-delà de 300 € dus, l'administration étale automatiquement le règlement jusqu'en décembre 2026 — un mécanisme utile à connaître avant de paniquer devant un solde élevé.
Les revenus fonciers échappent par nature à la retenue à la source opérée par un employeur : personne ne prélève l'impôt sur un loyer avant qu'il n'arrive sur le compte du propriétaire. La DGFiP procède donc par acompte, prélevé directement sur le compte bancaire du contribuable, mensuellement ou trimestriellement selon l'option retenue.
Cet acompte est, jusqu'au 31 août 2026, calculé sur la base des revenus fonciers 2024. À partir du 1er septembre, il bascule sur la base des revenus fonciers 2025. Concrètement :
Ce dernier cas est la principale source de trésorerie immobilisée inutilement. Le passage au régime réel ou le basculement vers la location meublée modifient aussi la nature des revenus déclarés : si vous avez arbitré en 2025 ou 2026 entre micro-BIC et régime réel en LMNP, l'acompte de septembre doit être relu à la lumière de ce changement.
Le contribuable peut agir à tout moment via le service « Gérer mon prélèvement à la source » de son espace particulier. Deux leviers coexistent :
Une subtilité mérite l'attention : une modulation à la hausse décidée en début d'année est remplacée, au 1er septembre, par le taux issu de la déclaration si celui-ci est plus élevé. Autrement dit, l'ajustement volontaire ne « protège » pas du recalcul automatique de rentrée.
Enfin, ceux qui souhaitent passer du rythme mensuel au rythme trimestriel doivent anticiper très en amont : l'option ne prend effet que l'année civile suivante et doit être exercée avant le 30 septembre. Une option formulée en septembre 2026 s'appliquera donc aux acomptes de 2027, pas à ceux de l'automne 2026.
Les bailleurs qui vendent un bien locatif en 2026 doivent distinguer deux mécanismes qui n'ont rien à voir : l'acompte de prélèvement à la source, qui porte sur les loyers, et l'imposition de la plus-value, prélevée par le notaire au moment de l'acte et hors champ du prélèvement à la source. Confondre les deux conduit à surestimer sa charge fiscale de rentrée. Notre guide sur le calcul de la plus-value immobilière et ses exonérations revient sur ce point.
Le 1er septembre 2026 n'est pas une réforme : c'est le rendez-vous annuel de recalibrage du prélèvement à la source. Mais pour un propriétaire bailleur, c'est le moment de l'année où l'écart entre la fiscalité subie et la fiscalité réellement due se creuse le plus, faute d'ajustement. Un quart d'heure passé dans l'espace « Gérer mon prélèvement à la source » avant la fin août suffit généralement à remettre l'acompte en phase avec la réalité du parc locatif — et à récupérer une trésorerie qui, sinon, reste immobilisée jusqu'à la régularisation de l'été 2027.
Photo : Kelly Sikkema — Unsplash — document fiscal et calcul de retenue à la source
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