Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le décret n° 2026-935 du 7 octobre 2026, publié au Journal officiel du 9 octobre, permet à l'administration de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes de suspendre à titre conservatoire, pour six mois renouvelables une fois, le label ou signe de qualité d'une entreprise de travaux d'économies d'énergie. Le texte précise aussi ce que devient le ménage qui a déjà signé : il garde son aide.
Le texte ajoute deux articles au code de la consommation (D. 521-2-2 et D. 521-2-3). Il vise les « labels et signes de qualité » délivrés à une entreprise qui réalise des travaux d'économies d'énergie ou de production d'énergie renouvelable, ceux dont dépendent l'accès aux aides, ainsi que l'agrément prévu à l'article L. 232-3 du code de l'énergie. Le décret ne nomme pas la mention RGE, mais c'est l'exemple le plus connu de ces signes de qualité.
Le décret s'inscrit dans la lutte contre la fraude aux aides publiques : selon le résumé de la veille du Journal officiel, il applique l'article L. 521-28 du code de la consommation et l'article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025.
C'est la partie qui intéresse le plus les particuliers. Le décret distingue deux cas :
Le texte parle d'« aides financières » de l'Anah sans citer MaPrimeRénov' nommément. Ce qui compte, c'est la date : la protection joue pour les dossiers déposés ou les opérations engagées avant la notification de la suspension à l'entreprise.
La décision de suspension est transmise sans délai à l'Anah, aux agents mentionnés à l'article L. 222-9 du code de l'énergie, à l'organisme qui a délivré le label et aux autres organismes concernés. L'Anah relaie ensuite l'information, jusqu'au terme de la suspension, aux délégués territoriaux, aux départements et groupements délégataires, aux guichets du service public de la performance énergétique de l'habitat et, pour les labels, aux opérateurs agréés.
L'organisme certificateur doit de son côté informer l'autorité s'il retire ou maintient le label. Si l'autorité prononce une interdiction de demander des labels, pour une durée maximale de cinq ans, elle en informe les mêmes destinataires. Pour un agrément, c'est l'Anah qui, après examen, retire l'agrément ou le maintient.
Ce décret s'ajoute à un empilement de règles récentes sur les entreprises du secteur : l'arrêté du 30 septembre sur les critères du signe de qualité, l'obligation que l'entreprise qui facture soit RGE au 1er janvier 2027 et la mention obligatoire de France Rénov' dans les publicités depuis le 1er octobre. Pour choisir un artisan et organiser un chantier, voir notre guide Choisir et coordonner ses artisans.
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire