Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a mis le crédit immobilier au cœur de son message sur la dette publique. Invité de France Inter le mercredi 7 octobre 2026, il a averti que les taux appliqués aux ménages, aujourd'hui autour de 3,30 %, « peuvent augmenter fortement » si la dégradation des finances publiques se poursuit, selon le compte rendu d'Echos Plus. Deux jours plus tôt, dans un entretien au Financial Times, il évoquait déjà le risque d'être « progressivement étranglés par la hausse des taux d'intérêt ».
D'après les comptes rendus de presse de ces deux interventions :
Les montants cités par la presse dans ce contexte :
Les banques fixent leurs barèmes de prêts à partir de leur coût de refinancement, lui-même lié aux taux d'emprunt de l'État. L'Observatoire Crédit Logement/CSA explique d'ailleurs que les établissements ont commencé à relever leurs taux à partir de juin pour répercuter la dégradation des marchés obligataire et boursier français : le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel s'est établi à 3,31 % en août, après 3,23 % de février à juin. Nous avons détaillé ce tableau de bord dans notre article sur la production de crédits d'août.
Les courtiers observent déjà la hausse sur le terrain : les barèmes d'octobre atteignent 3,86 % en moyenne chez Meilleurtaux, comme nous le relations dans notre point sur les barèmes d'octobre. Un taux plus élevé réduit mécaniquement la capacité d'emprunt : à mensualité constante, chaque hausse se traduit par un budget d'achat plus faible, ou par une durée d'emprunt plus longue.
Les taux évoqués sont des taux moyens : l'offre que recevra un emprunteur dépend de son profil, de son apport, de la durée et de l'établissement.
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