Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le chiffre le plus frappant du dernier baromètre Immonot n'est pas celui des 60 %. C'est le zéro. Interrogés sur leurs anticipations de prix pour l'automne 2026, aucun notaire ne prévoit de hausse. Pas 5 %, pas 2 % : zéro. Sur un panel d'études notariales réparties sur tout le territoire, cette unanimité négative est rare.
Publié le 2 septembre 2026, ce baromètre recueille les observations des études notariales sur la période juin-août 2026 — donc sur le cœur de l'été, saison traditionnellement molle mais révélatrice des tendances de rentrée.
Ce que dit cette structure de réponses : les notaires ne décrivent pas un effondrement, mais un marché qui a cessé de croire au rebond. La question n'est plus « quand ça remonte », elle est « jusqu'où ça descend, et à quelle vitesse ».
C'est le point le plus significatif du baromètre. Le printemps 2026 avait laissé espérer un redémarrage des volumes ; l'été l'a démenti. Un acheteur sur deux vu par les notaires n'est pas revenu.
Le baromètre situe le taux moyen autour de 3,30 % (Observatoire Crédit Logement/CSA), avec une inquiétude exprimée sur une possible remontée vers 4 % d'ici la fin de l'année. Cette anticipation n'est pas une prévision de marché, mais elle pèse sur le conseil donné en étude.
Elle recoupe ce que nous observions le 2 septembre : les barèmes de rentrée sont remontés de 0,10 à 0,20 point, sous l'effet d'une OAT installée au-dessus de 4 %. Quand le coût du crédit monte pendant que les prix baissent, le pouvoir d'achat immobilier ne s'améliore pas : il stagne. C'est ce qui explique que la baisse des prix ne relance pas les volumes.
La recommandation est massive, et c'est peut-être l'information la plus actionnable du baromètre :
La logique est simple. Dans un marché où les délais s'allongent — 110 jours en moyenne pour vendre selon Orpi —, acheter avant d'avoir vendu expose à un prêt relais dont la sortie n'est plus garantie dans les délais prévus. Le vendeur qui enchaîne les deux opérations dans le bon ordre négocie de surcroît en position de force, avec un financement déjà bouclé.
Un marché à 0 % d'anticipation de hausse est un marché où attendre coûte de l'argent. Le raisonnement « je remets en vente au printemps prochain, ce sera mieux » n'est validé par aucun des notaires interrogés.
Trois conséquences pratiques :
Pour calibrer votre prix, le meilleur repère reste la concurrence réelle : regardez ce qui est effectivement en ligne parmi les maisons à vendre et les appartements à vendre comparables au vôtre.
Photo : panneau « à vendre » devant une maison — Richard Bell sur Unsplash.
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