Zimo, moteur de recherche d'annonces immobilières
Recherche

Baromètre Immonot : 60 % des notaires constatent des prix en baisse, et aucun n'anticipe de hausse cet automne

Baromètre Immonot : 60 % des notaires constatent des prix en baisse, et aucun n'anticipe de hausse cet automne
par Fabian Lainé le

Baromètre Immonot : 60 % des notaires constatent des prix en baisse, et aucun n'anticipe de hausse cet automne

Le chiffre le plus frappant du dernier baromètre Immonot n'est pas celui des 60 %. C'est le zéro. Interrogés sur leurs anticipations de prix pour l'automne 2026, aucun notaire ne prévoit de hausse. Pas 5 %, pas 2 % : zéro. Sur un panel d'études notariales réparties sur tout le territoire, cette unanimité négative est rare.

Publié le 2 septembre 2026, ce baromètre recueille les observations des études notariales sur la période juin-août 2026 — donc sur le cœur de l'été, saison traditionnellement molle mais révélatrice des tendances de rentrée.

Les prix : une baisse qui s'étend

  • 60 % des notaires constatent une baisse des prix sur juin-août, contre 52 % au printemps. La proportion progresse de huit points en un trimestre.
  • Pour l'automne, 54 % anticipent une stabilité et 46 % une nouvelle baisse.
  • 0 % anticipent une hausse.

Ce que dit cette structure de réponses : les notaires ne décrivent pas un effondrement, mais un marché qui a cessé de croire au rebond. La question n'est plus « quand ça remonte », elle est « jusqu'où ça descend, et à quelle vitesse ».

Les volumes : la reprise du printemps n'a pas tenu

  • 49 % des notaires signalent une baisse d'activité sur juin-août.
  • 16 % observent une reprise — contre 26 % trois mois plus tôt. Le repli est net.
  • Pour l'automne : 56 % anticipent la stabilité, 37 % une baisse, 7 % une hausse.

C'est le point le plus significatif du baromètre. Le printemps 2026 avait laissé espérer un redémarrage des volumes ; l'été l'a démenti. Un acheteur sur deux vu par les notaires n'est pas revenu.

Le crédit explique une bonne partie du mouvement

Le baromètre situe le taux moyen autour de 3,30 % (Observatoire Crédit Logement/CSA), avec une inquiétude exprimée sur une possible remontée vers 4 % d'ici la fin de l'année. Cette anticipation n'est pas une prévision de marché, mais elle pèse sur le conseil donné en étude.

Elle recoupe ce que nous observions le 2 septembre : les barèmes de rentrée sont remontés de 0,10 à 0,20 point, sous l'effet d'une OAT installée au-dessus de 4 %. Quand le coût du crédit monte pendant que les prix baissent, le pouvoir d'achat immobilier ne s'améliore pas : il stagne. C'est ce qui explique que la baisse des prix ne relance pas les volumes.

Le conseil des notaires : vendre d'abord, acheter ensuite

La recommandation est massive, et c'est peut-être l'information la plus actionnable du baromètre :

  • 88 % des notaires recommandent de vendre avant d'acheter ;
  • 5 % conseillent d'acheter d'abord ;
  • 7 % préconisent d'attendre.

La logique est simple. Dans un marché où les délais s'allongent — 110 jours en moyenne pour vendre selon Orpi —, acheter avant d'avoir vendu expose à un prêt relais dont la sortie n'est plus garantie dans les délais prévus. Le vendeur qui enchaîne les deux opérations dans le bon ordre négocie de surcroît en position de force, avec un financement déjà bouclé.

Ce que ça change pour un vendeur en septembre

Un marché à 0 % d'anticipation de hausse est un marché où attendre coûte de l'argent. Le raisonnement « je remets en vente au printemps prochain, ce sera mieux » n'est validé par aucun des notaires interrogés.

Trois conséquences pratiques :

  • Le prix de départ redevient l'unique variable qui compte. Un bien surévalué de 10 % en septembre le sera de 15 % en janvier si la baisse se poursuit.
  • La négociation est la norme, pas l'exception. Il vaut mieux l'intégrer dans le prix affiché que la subir après trois mois sans visite.
  • Le choix du mandat pèse sur le délai. C'est le moment de comparer mandat exclusif et mandat simple, et de chiffrer précisément le coût réel de la vente avant de fixer votre prix net vendeur.

Pour calibrer votre prix, le meilleur repère reste la concurrence réelle : regardez ce qui est effectivement en ligne parmi les maisons à vendre et les appartements à vendre comparables au vôtre.

Sources

  • Immobilier : 60 % des notaires constatent des prix en baisse, MySweetImmo, 2 septembre 2026 (baromètre Immonot, enquête juin-août 2026 auprès des études notariales)
  • Baromètre Immonot, Groupe Notariat Services — François-Xavier Duny, président
  • Observatoire Crédit Logement/CSA (taux moyen des crédits immobiliers)

Photo : panneau « à vendre » devant une maison — Richard Bell sur Unsplash.

Articles sur le même thème

Vendre en 2026 : 110 jours en moyenne selon Orpi, et c'est le prix de départ qui explique l'essentiel
Vendeur
Vendre en 2026 : 110 jours en moyenne selon Orpi, et c'est le prix de départ qui explique l'essentiel
Fabian Lainé -
Baromètre notaires 25 juillet : ce que la publication de demain va confirmer sur le marché immobilier
Vendeur
Baromètre notaires 25 juillet : ce que la publication de demain va confirmer sur le marché immobilier
Fabian Lainé -
Les diagnostics immobiliers obligatoires : DPE, amiante, plomb, gaz, électricité et les autres
Vendeur
Les diagnostics immobiliers obligatoires : DPE, amiante, plomb, gaz, électricité et les autres
Fabian Lainé -