Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
L'Insee doit publier le jeudi 24 septembre 2026 à 8h45 son enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie du bâtiment pour le mois de septembre. Le chiffre du mois précédent, publié début septembre dans la note « Informations rapides » n° 199, montrait un climat des affaires stable : l'indicateur synthétique s'établissait à 96 en août, un niveau qui reste en dessous de sa moyenne de longue période, fixée conventionnellement à 100.
Chaque mois, l'Insee interroge un panel de chefs d'entreprise du secteur du bâtiment sur leur appréciation de l'activité passée et prévue, l'évolution de leurs carnets de commandes, leurs perspectives d'embauche et leurs difficultés de recrutement. L'indicateur synthétique agrège ces réponses en une note unique, directement comparable dans le temps : un chiffre supérieur à 100 signale un climat plus favorable que la moyenne de longue période, un chiffre inférieur signale au contraire un climat dégradé. À 96 en août, l'indicateur confirme une conjoncture toujours en deçà de sa moyenne historique, sans dégradation supplémentaire par rapport aux mois précédents.
Cette stabilité en catégorie basse fait écho aux prévisions communiquées quelques jours plus tôt par la Fédération Française du Bâtiment, qui table sur un recul de 0,3 % de l'activité en volume sur l'ensemble de l'année 2026. L'indicateur Insee, qui repose sur l'opinion directe des chefs d'entreprise plutôt que sur des données de facturation, capte en amont les tensions que confirment ensuite les statistiques de mises en chantier et de permis de construire publiées par le service statistique du ministère du Logement (SDES).
Le climat des affaires dans le bâtiment n'est pas qu'un indicateur macroéconomique réservé aux professionnels : un climat durablement dégradé se traduit concrètement par des carnets de commandes moins remplis, des délais de réalisation parfois raccourcis faute d'activité, mais aussi par une offre de logements neufs plus limitée dans les mois à venir, les mises en chantier d'aujourd'hui dépendant directement des décisions d'investissement prises par les promoteurs et constructeurs dans un contexte de conjoncture jugée peu porteuse.
La publication du 24 septembre portera sur les données collectées en septembre 2026. Une nouvelle dégradation de l'indicateur confirmerait la trajectoire décrite par la FFB ; une stabilisation, voire un léger rebond, viendrait au contraire nuancer le diagnostic le plus pessimiste porté sur le secteur à la rentrée.
Photo : Lionel Mermoz — Unsplash — grue de chantier près d'un immeuble en construction
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