Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Quand un bailleur commercial vend le local, le locataire qui accepte son offre doit-il payer les honoraires de l'agent immobilier ? Non, juge la troisième chambre civile de la Cour de cassation dans un arrêt du 1er octobre 2026 (pourvoi n° 25-14.711) : aucun intermédiaire n'est « nécessaire ou utile » pour réaliser une vente qui résulte du mécanisme légal du droit de préférence.
Lorsque le propriétaire d'un local à usage commercial, industriel ou artisanal décide de le vendre, le locataire bénéficie d'un droit de préférence prévu par l'article L. 145-46-1 du Code de commerce. Le bailleur lui notifie son offre de vente, et le locataire dispose d'un mois à compter de la réception pour se prononcer. S'il accepte, il dispose de deux mois pour réaliser la vente, portés à quatre mois s'il a notifié son intention de recourir à un prêt.
Selon le commentaire publié, le locataire avait payé des honoraires d'agence après avoir accepté l'offre, puis en a demandé le remboursement. La Cour de cassation juge que :
Selon le même commentaire, la décision vise les honoraires de négociation liés à l'exercice du droit de préférence, et ne permet pas d'écarter indistinctement tous les frais d'acquisition.
Pour comprendre le cadre du bail, voir notre guide du bail commercial 3-6-9. À ne pas confondre avec le pacte de préférence de droit civil, qui résulte d'une clause et non de la loi.
Cette synthèse repose sur un commentaire de l'arrêt ; seule la décision intégrale fait foi.
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire