Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
La France (hors Mayotte) comptait 38,6 millions de logements au 1er janvier 2026, dont 31,9 millions de résidences principales, 3,8 millions de résidences secondaires ou de logements occasionnels et 2,9 millions de logements vacants. C'est le bilan que dresse l'Insee dans son Insee Focus n° 388, « Le parc de logements au 1er janvier 2026 », dont l'embargo a été levé le 30 septembre à 17 h. Le chiffre qui retient l'attention : la part des logements vacants tombe à 7,6 %, contre 8,1 % en 2019.
Depuis 2016, le nombre de logements augmente en moyenne de 0,8 % par an, contre 1,2 % par an entre 2000 et 2009. La répartition du parc en 2026 :
Les maisons représentent 54,4 % des logements (55,5 % des résidences principales), une proportion qui baisse dans toutes les catégories. Et 57,3 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale.
Selon l'Insee, la vacance reste très homogène selon la taille de l'agglomération : 7,9 % dans les communes rurales, 7,7 % dans les petites villes, 7,4 % dans les grands pôles urbains et 7,3 % à Paris. Autrement dit, le logement vacant n'est pas un phénomène réservé aux territoires qui se vident : la capitale en compte quasiment autant que la campagne.
L'écart se creuse en revanche outre-mer. Les DROM voient leur parc croître plus vite (+1,5 % par an entre 2010 et 2026), mais avec une vacance de 10,8 %, contre 7,5 % en métropole. Côté résidences secondaires, la géographie est inverse : elles représentent 16,2 % des logements dans les communes rurales, contre 4,4 % à Paris.
Ces chiffres arrivent à l'heure où les communes arbitrent leur fiscalité. Elles avaient jusqu'au 1er octobre pour voter la majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et se positionner sur la taxe unique sur la vacance des logements applicable en 2027. Paris a, de son côté, décidé de doubler sa taxe sur les logements vacants. Pour un propriétaire, la lecture est simple : dans un contexte où la vacance recule à l'échelle nationale, les communes qui la jugent encore trop élevée disposent désormais d'un levier fiscal unifié.
Pour mesurer ce que le parc offre localement, on peut consulter les appartements à vendre et les maisons à vendre publiés sur Zimo, de la ville comme des communes rurales.
Photo : Kaja Sariwating — Unsplash — photo d'illustration, façade d'immeuble d'habitation à Marseille
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