Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Dans son baromètre du 1er octobre, Meilleurs Agents constate que les prix immobiliers n'ont pas bougé en septembre au niveau national, et qu'ils progressent de 0,5 % sur le troisième trimestre. Mais le titre de l'étude donne le ton : « après un été solide, un automne sous pression ». La Banque centrale européenne a relevé ses taux en septembre, et le réseau anticipe que le prix « devrait redevenir la principale variable d'ajustement » du marché.
Selon Meilleurs Agents, les prix « n'évoluent pas sur un mois » à l'échelle nationale en septembre. Ils gagnent 0,1 % dans les grandes villes (dix et cinquante plus grandes) et 0,2 % dans les zones rurales. Paris fait exception avec -0,2 %, présenté comme une première depuis le début de l'année.
Sur le troisième trimestre, le bilan est plus net :
Le réseau juge cette résistance notable, le printemps concentrant d'ordinaire l'essentiel de l'activité. Il l'attribue en partie à la politique commerciale offensive des banques, qui ont maintenu des conditions de crédit attractives durant l'été.
Meilleurs Agents rappelle que la BCE a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en septembre, deuxième hausse de l'année, portant le taux de dépôt à 2,50 %. Le rendement de l'OAT à 10 ans, après avoir franchi 4 %, évolue désormais autour de 4,6 %. Les banques absorbent le choc en rognant leurs marges, mais cela « ne pourra pas se prolonger durablement » : si les taux longs restent à ce niveau, une remontée progressive des taux de crédit immobilier est jugée probable d'ici la fin de l'année. La prochaine échéance est la réunion de la BCE du 29 octobre.
L'étude donne un exemple chiffré : un ménage qui consacre 1 000 € par mois à son crédit sur 20 ans peut emprunter environ 172 000 € à 3,5 %, contre environ 165 000 € à 4 %, soit près de 7 000 € de budget en moins. Passer de 3,5 % à 4 % réduit la capacité d'emprunt d'environ 4 %, ce qui peut « suffire à remettre en cause un projet » pour les ménages les plus contraints : plus d'apport, surface revue à la baisse ou éloignement vers des secteurs plus accessibles.
Le réseau note que la situation diffère de 2022-2023 : les prix ont corrigé dans de nombreuses villes, les revenus ont progressé et les banques restent disposées à prêter. Le marché n'affronte donc pas le même choc de solvabilité, mais son équilibre « n'en demeure pas moins fragile ».
Ces chiffres sont ceux de Meilleurs Agents, issus de ses propres estimations. Ils s'ajoutent à un tableau du crédit qui reste déprimé : la production de crédits a reculé de 16,8 % en août selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Pour situer les prix dans votre ville, on peut aussi parcourir le baromètre du premier semestre, ou les appartements à vendre.
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