Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le Journal officiel du 31 octobre 2026 publie le décret n° 2026-1013 du 28 octobre 2026 « relatif au cadre locatif applicable aux casernes de gendarmerie nationale », accompagné d'un arrêté du même jour qui en fixe les modalités de calcul. Les deux textes entrent en vigueur le lendemain de leur publication, soit le 1er novembre 2026. Ils concernent les bailleurs qui construisent des casernes pour l'État, pas les locataires ou les acheteurs de logements ordinaires : ils intéressent d'abord les communes, les intercommunalités, les organismes Hlm et les sociétés d'économie mixte.
Selon l'article 1er, les bailleurs concernés sont les collectivités territoriales et leurs groupements, les organismes d'habitations à loyer modéré et les sociétés d'économie mixte légalement habilitées. Les contrats de location portent sur des bâtiments affectés à la gendarmerie nationale et peuvent prévoir une option d'achat au profit de l'État. Le texte fixe aussi la manière de déterminer le loyer, le suivi de l'opération et les conditions de sortie du contrat. Les bâtiments peuvent être partagés avec d'autres services de l'État, qui peuvent se substituer à la gendarmerie, l'État restant titulaire du bail.
Le propriétaire conçoit, finance et réalise l'opération sous sa responsabilité (article 2) : l'État exprime un besoin, mais ne choisit ni le maître d'œuvre ni les entreprises.
L'article 3 décompose le loyer annuel initial en cinq composantes : l'amortissement et la charge financière, la rémunération des fonds propres, des frais généraux forfaitaires, les impôts non récupérables et une participation pour le renouvellement des composants (PCRC). Il n'est pas ajusté aux emprunts réellement souscrits par le propriétaire. L'arrêté précise les paramètres :
Ni le décret ni l'arrêté ne fixent de montant de loyer en euros : le résultat dépend du prix de revient de chaque opération et du taux du livret A retenu à la signature du bail.
L'article 7 distingue trois situations. Les contrats antérieurs restent soumis à l'ancien régime, y compris en cas d'avenant ou de renouvellement. Les opérations dont la mise à disposition intervient avant le 1er janvier 2028 demeurent sous l'ancien cadre, et le décret s'applique aux opérations à compter de cette date. Une bascule anticipée est possible si la mise à disposition est prévue au plus tard le 31 décembre 2027, sous cinq conditions ; l'arrêté prévoit alors une instruction sur dossier, avec une étude d'impact comparant les deux régimes.
L'article 8 précise que le décret n° 93-130 du 28 janvier 1993 cesse de s'appliquer aux contrats autres que ceux visés à l'article 7, et que le décret n° 2016-1884 ne s'applique plus aux opérations de gendarmerie régies par le nouveau texte, tout en restant applicable aux autres forces et services concernés. Le décret mentionne un avis du Conseil national d'évaluation des normes rendu le 10 septembre 2026.
Les casernes mêlent locaux de service et logements de fonction, et leur financement repose en grande partie sur des bailleurs locaux, souvent des organismes Hlm. Pour ces acteurs, la règle de calcul du loyer détermine l'équilibre d'une opération. Elle s'ajoute aux sujets que suivent les élus locaux, comme l'enveloppe de 500 millions d'euros annoncée pour les bailleurs sociaux dans le PLF 2027 ou le programme du Congrès des maires, du 23 au 26 novembre.
Vous devez posséder un compte Zimo pour utiliser cette fonctionnalité.
Pas encore de compte ? S'inscrire