Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Dans dix-sept jours, la profession notariale se réunit à Lille pour son 122e congrès annuel, sous la présidence de Me Gilles Bonnet, notaire à Paris. Le thème retenu, « Le notaire et l'impôt — Clarifier, conseiller, sécuriser », n'est pas anodin : à quelques semaines du dépôt du projet de loi de finances 2027, les notaires de France ont dévoilé à la presse 21 propositions destinées à simplifier et sécuriser la fiscalité des transmissions et des ventes immobilières. Ces propositions doivent encore être formellement validées par un vote des congressistes, prévu pendant les trois jours de rencontre, du 30 septembre au 2 octobre 2026.
Le rapport du congrès 2026 s'organise autour de trois grands blocs : le rôle du notaire dans la perception de l'impôt, les droits de mutation à titre gratuit (donations, successions, libéralités), et les droits de mutation à titre onéreux (ventes immobilières et mobilières, transmissions de sociétés). Les 21 propositions qui en découlent se répartissent en trois axes revendiqués par la profession : sécurité juridique du contribuable, stabilité de la norme fiscale, et incitation à la transmission plutôt qu'à la rétention des patrimoines.
Sans attendre le vote final, plusieurs propositions ont déjà été détaillées dans la presse spécialisée :
La profession rappelle à cette occasion avoir collecté 36,15 milliards d'euros d'impôts et taxes pour le compte de l'État en 2024 via les actes notariés — un chiffre qui justifie, selon elle, sa légitimité à porter des propositions de simplification.
Le calendrier n'est pas neutre : le gouvernement doit déposer le projet de loi de finances 2027 sur le bureau de l'Assemblée nationale au plus tard le 6 octobre, soit quatre jours après la clôture du congrès de Lille. Les propositions votées par les notaires n'ont aucune valeur contraignante — ce sont des recommandations professionnelles, pas des amendements — mais elles s'inscrivent dans un climat où la fiscalité de la transmission immobilière et du patrimoine reste un sujet disputé, comme nous le rappelions à propos de la hausse des frais de notaire dans 82 départements.
Sur le volet plus-value immobilière, la proposition des notaires rejoint des préoccupations déjà documentées dans notre guide sur la vente d'une résidence secondaire, où le délai de 30 ans pour l'exonération des prélèvements sociaux constitue aujourd'hui un frein régulièrement pointé par les professionnels de l'immobilier. Sur la fiscalité du patrimoine dans son ensemble, notre guide sur l'IFI reste la référence pour situer ces propositions dans le paysage fiscal actuel.
Photo : signature d'un acte, stylo et document — Jakub Żerdzicki sur Unsplash.
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