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IRL du 3ᵉ trimestre 2026 : 148,06 points, +1,57 % sur un an — la hausse maximale des loyers révisés, calcul à l'appui

IRL du 3ᵉ trimestre 2026 : 148,06 points, +1,57 % sur un an — la hausse maximale des loyers révisés, calcul à l'appui
par Fabian Lainé le
Un trousseau de clés argentées posé sur une table blanche
Photo d'illustration : clés posées sur une table. Photo : Nicolae Valera (@niko_76) / Unsplash

Le 15 octobre 2026, l'Insee a publié l'indice de référence des loyers (IRL) du troisième trimestre : il s'établit à 148,06 en France (hors Corse et départements d'outre-mer) et progresse de 1,57 % sur un an, après +1,15 % au trimestre précédent. C'est le plafond de la hausse que peut appliquer un bailleur dont le bail se réfère à l'indice du 3ᵉ trimestre. Pour un loyer de 700 €, cela représente au maximum 711 €.

Les chiffres publiés par l'Insee

  • France : 148,06, soit +1,57 % sur un an, contre +1,15 % au 2ᵉ trimestre 2026.
  • Départements et régions d'outre-mer (article 73 de la Constitution) : 145,21.
  • Corse : 143,80.
  • Prochaine publication : le 15 janvier 2027 à 8 h 45, avec le 4ᵉ trimestre 2026.

L'indice est calculé de proche en proche : l'indice du même trimestre un an plus tôt (145,77 au 3ᵉ trimestre 2025) est corrigé de l'évolution de la moyenne sur douze mois de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Depuis le 1ᵉʳ trimestre 2026, l'indice des prix est en base 2025, mais l'IRL conserve sa base 100 au 4ᵉ trimestre 1998. Les plafonds exceptionnels de 3,5 %, 2,5 % et 2 % qui valaient du 3ᵉ trimestre 2022 au 1ᵉʳ trimestre 2024 ne s'appliquent plus.

Comment calculer la hausse maximale

La formule est celle du bail : nouveau loyer = loyer actuel × nouvel indice ÷ ancien indice. L'ancien indice est celui du trimestre de référence inscrit dans le bail. Pour un bail qui renvoie au 3ᵉ trimestre, l'ancien indice est donc 145,77 et le nouveau 148,06 :

  • loyer de 700 € : 700 × 148,06 ÷ 145,77 ≈ 711 € (+11 €) ;
  • loyer de 850 € : 850 × 148,06 ÷ 145,77 ≈ 863,35 € (+13,35 €).

Ces montants s'entendent hors charges et constituent un maximum : le bailleur peut appliquer moins, ou ne rien demander.

Ce qu'il faut vérifier avant de réviser

  • La clause de révision. Sans clause prévoyant la révision annuelle dans le bail, le loyer ne peut pas être augmenté en cours de contrat. Le trimestre de référence, la date de révision et la méthode figurent au bail.
  • Le trimestre de référence. Un bail qui cite le 1ᵉʳ ou le 2ᵉ trimestre n'est pas concerné par la valeur du jour : il garde son propre indice de référence.
  • Le diagnostic de performance énergétique. Pour les logements classés F ou G, la révision annuelle du loyer n'est plus possible depuis l'été 2022, quelle que soit la valeur de l'indice.
  • Le délai pour demander. Le bailleur qui ne manifeste pas sa volonté de réviser dans l'année suivant la date de révision ne peut plus réclamer la hausse pour le passé : elle ne joue qu'à partir de sa demande.
  • Les zones encadrées. Dans les villes où le loyer est encadré, la révision ne dispense pas de respecter le loyer de référence majoré (voir notre point sur la prolongation de l'encadrement des loyers).

Pour le détail des règles et des limites légales, voir notre guide sur la révision annuelle du loyer. L'annonce de cette publication avait été faite dans notre article du 15 septembre sur l'IRL du 3ᵉ trimestre.

Locataires : que faire si la hausse demandée est supérieure ?

Le locataire peut recalculer le montant avec la formule ci-dessus et comparer avec la lettre ou l'avis d'échéance reçu. Si le bailleur applique un indice erroné ou un trimestre qui n'est pas celui du bail, la hausse excédentaire n'est pas due. Une première discussion amiable, avec le calcul à l'appui, règle la plupart des écarts ; à défaut, la commission départementale de conciliation peut être saisie.

Sources

  • Insee, « Au troisième trimestre 2026, l'indice de référence des loyers augmente de 1,57 % sur un an », Informations rapides n° 246, 15 octobre 2026 : insee.fr.
  • Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 17-1 (révision du loyer) ; loi Climat et Résilience du 22 août 2021 (logements classés F et G).
  • Calculs Zimo à partir des indices publiés (145,77 au 3ᵉ trimestre 2025, 148,06 au 3ᵉ trimestre 2026).

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