Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
La disposition tient en une phrase, et elle s'applique déjà. L'article 7 de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026, publiée au Journal officiel le 19 août, insère dans le code de la construction et de l'habitation un nouvel article L. 733-1 :
« Est interdit le remisage d'engins motorisés dans les locaux de dégagement communs, les parties communes, les caves et les sous-sols des immeubles relevant du statut de la copropriété, sauf lorsque ces espaces ont été spécialement aménagés à cet effet. »
Aucune période transitoire n'est prévue. L'interdiction est entrée en vigueur le 19 août 2026.
Trois éléments de rédaction méritent d'être lus de près, car ils déterminent la portée réelle de l'article.
Le texte n'assortit l'interdiction d'aucune amende ni astreinte. C'est sa principale faiblesse, et cela conditionne la manière dont elle sera appliquée.
À défaut de sanction propre, la violation de l'article L. 733-1 se traitera par les voies classiques de la copropriété : mise en demeure du syndic, puis, en cas de persistance, action judiciaire du syndicat des copropriétaires pour faire cesser un usage non conforme des parties communes. Le fondement se trouvera dans le règlement de copropriété et dans les obligations de l'article 9 de la loi du 10 juillet 1965 — un terrain que nous détaillons dans notre guide sur le règlement de copropriété : contenu, opposabilité et modification.
L'objectif affiché de la loi est la lutte contre les rodéos urbains : empêcher le remisage des engins au pied des immeubles, c'est compliquer leur usage. Le résultat, du point de vue de la gestion, est une mission supplémentaire confiée au syndic sans contrepartie.
Dans le Journal de l'Agence, Olivier Beddeleem qualifie cette obligation de nouvelle mission de service public exercée gratuitement : surveillance, pédagogie, mises en demeure, éventuellement procédure, le tout à rémunération inchangée. Il rappelle que le Conseil national de l'habitat avait alerté dès juin 2025 sur l'inadaptation des forfaits de gestion issus de la loi ALUR de 2014.
La responsabilité du syndic pourrait par ailleurs être recherchée en cas d'inaction, si un sinistre survenait dans un local où un engin était remisé en infraction. C'est une raison suffisante pour agir sans attendre.
Photo : scooter garé dans un parking en sous-sol — Tsuyoshi Kozu sur Unsplash.
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