Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le décret n° 2026-964 du 18 octobre 2026 portant réforme de la procédure de partage judiciaire, publié au Journal officiel du 20 octobre, réécrit les règles du code de procédure civile qui encadrent le partage judiciaire, c'est-à-dire le partage ordonné par le tribunal lorsque les copartageants (héritiers, indivisaires) ne s'accordent pas. Il limite à dix-huit mois la mission du notaire commis, rend l'avocat obligatoire y compris devant ce notaire et s'applique, en principe, aux instances introduites à compter du 1er janvier 2027.
Le décret remplace les dispositions consacrées au partage judiciaire dans le code de procédure civile par de nouveaux articles 1359 à 1378. Il vise les articles 840 et 841 du code civil. Les principaux points :
Le décret modifie aussi le code de l'organisation judiciaire : le président du tribunal judiciaire désigne des magistrats du siège comme juges commis aux opérations de liquidation et de partage.
Le texte entre en vigueur le 1er janvier 2027 pour les instances introduites à compter de cette date. Par dérogation, il s'applique aussi aux instances en cours dans deux cas : lorsque ni le juge commis ni le notaire commis n'ont encore été désignés et que l'ordonnance de clôture n'a pas été rendue ; ou lorsque, malgré une désignation, les avocats demandent conjointement son application sur présentation d'un accord écrit. Dans ce second cas, le délai de quatre mois court à compter de la nouvelle désignation.
Le partage judiciaire est la dernière voie quand l'amiable échoue : c'est lui qui débloque une maison de famille dont les héritiers ne s'entendent pas ou un bien commun après une séparation. Les modifications vont dans le sens de procédures plus encadrées et plus rapides, avec un coût d'avocat inévitable. Elles ne changent ni les règles de fond du partage, ni le choix de la voie à privilégier, détaillées dans notre guide pour sortir de l'indivision. Dans un divorce ou une succession, l'attribution du bien à l'un des indivisaires passe souvent par une soulte, que présente notre guide sur le rachat de soulte ; et pour anticiper plutôt que subir, voir comment transmettre un bien immobilier. Sur un dossier particulier, la consultation d'un avocat ou d'un notaire reste indispensable : ce texte ne constitue pas un avis juridique.
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