Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
Le soir du 4 novembre 2026, l'Assemblée nationale a rejeté la première partie du projet de loi de finances pour 2027, celle des recettes, par 458 voix contre 0 et 2 abstentions. Le texte est considéré comme rejeté en première lecture : les amendements adoptés depuis la mi-octobre tombent, la partie dépenses n'est pas examinée en séance et le Sénat reprend le projet initial du gouvernement, à partir du 20 novembre.
Le vote sur la première partie avait déjà été reporté à deux reprises, avec le 17 novembre pour échéance, comme nous le rappelions dans notre article du 4 novembre. Les députés se sont finalement prononcés le soir du 4 novembre : aucune voix pour, 458 contre. La page de l'Assemblée nationale indique que, la première partie n'ayant pas été adoptée, le projet est « considéré comme rejeté en première lecture » en application de l'article 119, alinéa 3, du Règlement.
Ce rejet a deux effets pratiques. D'abord, tous les amendements adoptés en séance depuis le 13 octobre tombent, selon Legifiscal. Ensuite, la partie dépenses n'a pas été discutée en séance : le calendrier mission par mission établi le 20 octobre n'a plus cours, d'après NosParlementaires. La mission « Cohésion des territoires » (logement, hébergement d'urgence, politique de la ville), que nous annoncions pour le 5 novembre dans notre article du 18 octobre, n'a donc pas été examinée dans l'hémicycle en première lecture.
Le texte part au Sénat, qui se prononce, selon Fiscalonline, « sur la base du projet initial du Gouvernement ». Voici les dates relevées :
Ces dates ont été relevées le 6 novembre sur l'ordre du jour du Sénat et les sources citées ci-dessous ; elles peuvent encore évoluer.
Les mesures votées en séance à l'Assemblée avant le rejet sont à considérer comme caduques. Legifiscal identifie celles qui ont, selon son analyse, le plus de chances de revenir en débat au Sénat :
Rien de tout cela n'est acquis : il s'agit de l'appréciation d'un site spécialisé, pas d'une décision des sénateurs. Les amendements sur les plus-values de la résidence principale adoptés le 1er novembre sont dans la même situation : ils tombent avec le reste de la première partie.
Aucune des mesures en discussion n'est en vigueur aujourd'hui. Le budget définitif ne sera connu qu'après le Sénat, la commission mixte paritaire et les lectures suivantes ; les règles fiscales applicables en 2027 peuvent encore changer. D'ici là, il vaut mieux fonder une décision d'achat ou d'investissement sur le droit actuel, et ne pas intégrer dans un calcul de rentabilité un dispositif seulement voté en commission ou en séance.
Photo d'illustration : les drapeaux français et européen. Photo : Jimmy Hu (@woomantsing) / Unsplash.
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