Estimation indicative fondée sur des prix affichés. Elle ne constitue ni un avis de valeur ni une expertise au sens de la loi Hoguet.
C'est pour demain. Au 1er octobre 2026, le prix repère de vente de gaz calculé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) passe à 182,88 €/MWh TTC, contre 172,05 €/MWh en septembre, soit +6,3 %. Après +5,6 % au 1er septembre, c'est la deuxième hausse consécutive, au moment précis où la saison de chauffe démarre.
Le prix repère est décliné par usage. Pour la cuisson et l'eau chaude, il passe de 0,1676 à 0,1783 €/kWh (+6,4 %). Pour le chauffage, il passe de 0,1347 à 0,1456 €/kWh, soit +8 %. La CRE estime l'effet sur la facture à +5,28 € TTC en moyenne pour le seul mois d'octobre, chez les consommateurs dont l'offre est indexée sur ce prix repère. Sur l'année, elle projette une facture 2026 supérieure d'environ 10 % à celle de 2025, soit quelque 120 € TTC de plus.
Seule la part « fourniture » du prix repère bouge d'un mois sur l'autre : elle est construite à 80 % sur les cotations à un mois et à 20 % sur celles au trimestre. C'est la moyenne des prix de marché du mois d'août, plus élevés que ceux de juillet, qui alimente la révision d'octobre. Le transport, le stockage et les taxes (CTA, TVA, accise) ne varient pas dans ce calcul. Le mouvement est à replacer dans la série des derniers mois : légère baisse de 0,8 % en août, puis +5,6 % en septembre, puis +6,3 % en octobre.
Le prix repère n'est pas un tarif imposé : il ne s'applique qu'aux clients dont le contrat est indexé dessus. Environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz avaient une offre à prix fixe à la fin de 2025 et ne sont pas touchés. Au 31 mars 2026, la CRE dénombrait 10,31 millions de foyers avec un contrat de gaz. Pour ceux dont l'offre est indexée, le comparateur du Médiateur national de l'énergie permet de mesurer l'écart avec une offre à prix fixe ; le Médiateur propose aussi une ligne d'assistance gratuite, le 0 800 112 212.
Pour les locataires, la hausse se lira surtout dans la régularisation annuelle des charges lorsque le chauffage est collectif ; nous expliquions comment les charges se répartissent et se contestent, et ce que change l'individualisation des frais de chauffage au 1er janvier 2027. En cas de difficulté de paiement, la coupure n'est plus la première réponse, comme nous le détaillions dans notre article sur les impayés d'énergie. Le point de départ de la série reste notre article sur la hausse de septembre.
Photo : Bernard Hermant — Unsplash — photo d'illustration, radiateur mural
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